Prévention

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Adler, pour expliquer la dynamique sous-jacente à la toxicomanie, utilise certains concepts fondamentaux de la psychologie individuelle, tels que : l’intelligence privée, les faux objectifs, la pensée antithétique, la fiction, tels qu’ils sont élaborés par l’enfant gâté ou négligé et maltraité.

L’intelligence privée (ou « personnelle ») est un mécanisme courant chez les névrosés, qui vise à justifier les pensées et les actions du sujet et qui est susceptible d’erreurs, précisément parce qu’il répond à des besoins subjectifs.

En effet

Le désir du sujet d’échapper aux exigences de la vie, d’éviter de prendre des décisions, d’échapper à ses propres responsabilités, conduit le sujet à créer son propre monde individuel au sein du monde collectif.(modalités comportementales ou réactionnelles typiques, activées par les enfants en situation de découragement, visant à retrouver une certaine sécurité et donc la capacité à s’affirmer pour retrouver une position sociale.

Dreikurs R., 1969, met en évidence quatre faux buts qu’un enfant peut mettre en action pour trouver sa place : attention indue, lutte pour le pouvoir, vengeance, inadéquation totale) sont des modes de réassurance psychologiques inadaptés, nocifs pour soi et pour les autres.

La pensée antithétique, du point de vue adlérien, est la perception de la réalité basée sur les contraires (haut/bas, masculin/féminin) et contribue à déterminer le mode de vie.

Chez le toxicomane, il est possible d’observer ces modalités dynamiques qui le poussent à passer d’un état d’infériorité à un état de supériorité ; en fait, il mène une sorte de lutte contre la substance elle-même, poursuivant une volonté de puissance qui l’amène à penser qu’il peut gérer la drogue dans un défi dont il se perçoit comme le vainqueur, tout en étant vaincu.

Les fictions pathologiques

Sont des outils qui permettent au toxicomane de construire un monde fictif et onirique, qui lui permettent de s’évader de la réalité et de soulager l’anxiété qui découle du chaos dans lequel il est plongé.

Adler soutient que le sujet qui consomme des substances veut annuler son propre sentiment d’infériorité ; la substance est utilisée pour éviter d’avoir à affronter les problèmes que la réalité impose et de l’assumer à partir d’une perception fictive du monde, qui est cependant supposée “comme si” elle était réelle.

Les fictions pathologiquesLe bien-être induit par les substances ne permet pas à l’individu de comprendre et de résoudre ses problèmes, mais il l’incite à en abuser pour revivre les sensations agréables et reproduire le monde fictif.

  • Un système de fictions s’instaure donc chez le toxicomane pour défendre le sentiment identitaire précaire acquis, niant ses aspects problématiques.
  • Selon l’école adlérienne, les relations de l’enfance avec les figures parentales ont un rôle très important dans le développement de la toxicomanie.

L’enfant gâté développe une dépendance absolue avant tout avec la mère, qui ne lui permet pas de procéder selon un processus d’identification correct : “habitué à la présence constante d’une personne, toute situation qui prévoit son absence apparaît désormais inacceptable” (Ansbacher H, Ansbacher R, 1997).

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